28 Mai 2014 > 6 Juin 2014
Euro-Neuro

"Euro-Neuro"
Workshop mené par
Pedro Penim et
André e. Teodósio

Nous nous confrontons chaque jour à nos héritages européens; que ce soit dans la rue, lorsque nous fêtons notre anniversaire, quand nous regardons les Jeux Olympiques, visitons une exposition, quand nous nous disputons ou échangeons des mots d'amour...

George Steiner a un jour écrit que l'Europe doit apprendre à composer avec l'héritage de la Grèce et d'Israël (à savoir les inventions de la raison et de la foi), que se prétendre européen revient à négocier moralement, intellectuellement et existentiellement avec les idéaux et praxis des villes de Socrate (Athènes) et d'Isaïe (Jérusalem), avec les tensions entre Hellènes et Juifs.

L'Europe est une grande maison, un lieu de mémoire et de confort. Mais l'histoire de l'Europe comporte également des épisodes de famines, nettoyages ethniques, génocides, tortures, guerres et épidémies. Nous nous sentons peut-être à l'abri, confortablement installés chez nous, sous ce toit commun. Mais il reste une ombre qui plane au-dessus de la région. Il existe une face sombre aux souvenirs prédominants de l'Europe qui se caractérise elle-même comme « lieu de mémoire».

Avec les participants, nous explorerons les relations entre Athènes et Jérusalem, au passé et au présent, à travers l'écriture de textes, de scènes, de théories et d'idées autour de notre propre univers, et la possibilité de créer un spectacle où soit combattu, discuté et négocié le nerf (neuron/νεῦρον) de l'Europe


Venez voir le résultat du workshop ce vendredi 6 juin à 19h à l'Atelier 210.
210, Chaussée Saint Pierre, 1040 Bruxelles

Entrée libre!

Avec Sébastien Brulé, Sarah Chaumette, Elodie Derlyn, Francisca Do Rêgo, Alexis Furic, Jean Le Peltier, Vincent Lecuyer, Emilie Maquest, Pierre Megos et Josselin Moinet.


 

 

Le workshop

"Euro - Neuro"
aspire à être un
moment de réflexion
mêlant intimité dubitative
et prédication intolérante,
servi par des temps d’action
et des écarts artistiques.

Nous ne serons pas ensemble. Il n’y a rien de tel que le partage d’un sens ou une interactivité généreuse. Il n’y a même pas le plus mince espoir que nous nous comprenions. Nous ouvrons un espace de communication sans la moindre garantie. Nous attendons des participants qu'ils prennent des initiatives, qu'ils lisent, écoutent et adorent car, comme le font les Européens, sans raison ni foi on ne peut ni déplacer les mers ni conquérir le monde. L'ambition est si énorme que la chute risque d'être vertigineuse.

Extrait de "Teargas" par Teatro Praga:

 

Que les jeux commencent et que la lumière soit:

 

Je suis grec. Mon vocabulaire est le grec. Mes théories sont grecques. Mon architecture est grecque. Mes athlétisme est grec. Mes modèles esthétiques sont grecs. Mes sciences naturelles sont grecques. Mes conflits sont grecs. Ma raison est grecque.

Je suis juif. Mon livre est juif. Mon droit est juif. Mon sens de l'histoire est juif. Mes commandements moraux sont juifs. Ma foi est juive.

Je suis juif, je fabrique des gaz lacrymogènes.
Je suis Grec, je les jette dans les rues.
Je suis juif. Je suis grec. Je suis juif. Je suis grec. Je suis juif. Je suis grec. Je suis juif. Je suis grec. Je suis juif. Je suis grec ...

Qui suis-je? Je suis le Conte de deux villes.

 

Je m'explique:

“I’m a dog shaped ashtray. I’m a shrugging moustache wearing a speedo tuxedo. I’m a movie with no plot written in the back seat of a piss powered taxi. I’m an imperial armpit, sweating Chianti. I’m a toilet with no seat, flushing tradition down. I'm socialist lingerie, I'm diplomatic techno. I'm gay pastry and racist cappuccino I’m an army on holiday in a guillotine museum. I’m a painting made of hair, on a nudist beach Eating McDonald's. I’m a novel far too long, I’m a sentimental song. I’m a yellow tooth waltzing with wrap around shades on. Who am I? I am Europe”

Chilly Gonzales

 

Teatro Praga

Qui a besoin du réalisme quand on peut avoir son contraire ?

 

 

Teatro Praga est un collectif d’acteurs, dramaturges, artisans de théâtre fondé à Lisbonne en 1995. Ils travaillent sans metteur en scène, insistant sur la singularité de leur pratique théâtrale. En mutation constante, Teatro Praga change et se remet en question face à d'imprévisibles variations.

Teatro Praga collabore régulièrement avec de grandes structures portugaises, mais aussi avec de nombreux théâtres et festivals en Europe; Italie, Grande-Bretagne, France, Hongrie, Slovénie, Slovaquie, Estonie et Danemark.
Parmi ces collaborations, ils participent notamment au Réseau européen Prospero en tant que Jeunes Artistes Associés, mais aussi avec MC93-Maison de culture de la Seine-Saint-Denis, les Chantiers d’Europe 2013 et avec le Théâtre de la Ville à Paris.


Ce qu'en dit MC93:

"Entre « spectacle catastrophe » et « western spaghetti », Praga travaille sur Shakespeare et Purcell avec 60 artistes sur scène, et crée dans le même temps Israël une performance en duo. Dire d’un théâtre qu’il est « protéiforme » tient du cliché passe-partout. Mais il définit bien celui du Teatro Praga : une fabrique de formes complexes où théâtre, poésie, cinéma, musique, danse, installation, philosophie se conjuguent dans un langage spectaculaire parfaitement maîtrisé. Les spectacles du Teatro Praga vont à la recherche de la « responsabilité ultime du spectateur », c’est-à-dire qu’ils cherchent une communauté dans le chaos fictif."


www.teatropraga.com


Quelques vidéos de leur travail: https://vimeo.com/praga

 

Ce qu'en dit la presse

Teatro Praga,
«catastrophe»
très aérienne
René SOLIS, Libération,
3 juin 2013

 

Lire l'article en ligne


Fabrique créative conjuguant théâtre, vidéo, music-hall, danse et installations, le label présente deux propositions comico-philosophiques.

La peste est de retour. Quelques semaines après avoir investi, pour la deuxième année consécutive, la MC 93 de Bobigny, le Teatro Praga de Lisbonne revient à Paris avec deux spectacles et plusieurs performances. «Praga» en portugais signifie «plaie», «catastrophe», et les artistes qui participent à ce collectif ont pour point commun un goût certain pour la perturbation.
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Télescopage. Né en 1995, le Teatro Praga n’est pas une compagnie au sens propre, mais un label qui fédère de façon fluctuante des artistes venus de divers horizons - arts plastiques, théâtre, musique, danse, vidéo -, comme un grand corps vivant qui génère des formes multiples. Pour le Songe d’une nuit d’été, invité l’an dernier à Bobigny, ils étaient près de soixante sur scène pour un grand télescopage, entre pièce de Shakespeare, opéra de Purcell et références d’aujourd’hui. Ils étaient quatre fois moins pour The Tempest, présenté cette année, qui s’inspire aussi de Shakespeare et de Purcell, tout en lorgnant du côté du music-hall.

Le Teatro Praga n’est pas qu’un adepte du théâtre dans le théâtre, mais aussi d’un emboîtement entre plusieurs réels et plusieurs fictions, avec des interprètes qui rentrent et sortent de leurs rôles et un ordre de la représentation sans cesse remis en cause, notamment parce que le Teatro Praga n’opère aucune distinction entre ce qui se passe sur scène et ce qui se déroule au même moment en coulisses, la séparation entre les deux endroits étant d’ailleurs peu claire.

«Qui a besoin du réalisme quand on peut avoir son contraire ?» Telle est la question que le Teatro Praga ne cesse de reposer au fil de ses projets, comme une invitation à ne pas subir le poids des évidences et à tout mettre en doute. La mise en œuvre de ce vaste bordel à la fois potache, érudit et virtuose (la qualité des interprètes est une des marques de fabrique du label) rapproche le Teatro Praga d’autres aventures européennes.

L’esprit de la Volksbühne de Berlin et des spectacles de Frank Castorf n’est pas loin, et Pedro Penim, l’un des animateurs du Teatro Praga, a frayé avec le collectif TG Stan d’Anvers. Au Théâtre de la Ville, le Teatro Praga présente deux spectacles. Dans Eurovision, «performance théâtrale» créée pour la première fois en 2005, le concours musical télévisé, censé contribuer à l’élaboration d’une identité européenne, sert de prétexte à une exploration de ladite identité sur un mode comico-philosophique. Avec, dans le rôle des démonstrateurs, Pedro Penim et André e. Teodósio.

«Mort du théâtre». Discotheater, l’autre proposition, date de 2007. On y retrouve Penim et Teodósio en compagnie de Cláudia Jardim, Diogo Bento, Patricia da Silva et Vasco Araujo, tous affublés de très longues perruques et engagés dans une improbable compétition, série de mini-défis à thèmes et à clés permettant d’obtenir un titre de «maître», les disciplines proposées allant du «plagiat» à la «protestation» en passant par la «plus longue mort au théâtre», le «paysage tragique», la «décadence» ou les «erreurs».

Sous le titre Old School et sous l’égide de Susana Pomba et de Vasco Araújo, le Teatro Praga présente d’autre part un programme de performances et d’installations conçues par des artistes proches du groupe. Au menu, notamment, plusieurs créations vidéo. Le tout participant décidément de l’idée du théâtre comme «chantier».

René SOLIS

Illustration

Cifas (suite...)
fait appel à des dessinateurs
contemporains pour illustrer
sa communication.

Fanny Dreyer a illustré
le stage "Euro-Neuro"

 

Fanny Dreyer est suisse mais vit et travail en Belgique depuis plusieurs années.

Ses images poétiques s'inscrivent le plus souvent au sein d'une narration, afin de pouvoir développer les ressorts du texte et de l'image, et leurs interactions. Ses dessins oscillent entre réalisme et naïveté en faisant la part belle au couleurs franches. La technique est mixte, mêlant le simple crayon papier avec les encres ou l'acrylique.

Mais au départ, tout vient d'une envie de dessiner les ours, les oiseaux, les renards, les léopards, les tigres, la forêt, les oiseaux, les boîtes, les maisons, les monstres et, en bonne suisse, les montagnes.

 
125 euros (déjeuner compris)
Candidatures avant le 11.05.2014
Acteurs, performeurs... (15 max)
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Atelier 210
210 Chaussée Saint Pierre
Bruxelles 1040
28.5.2014 > 06.06.2014

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